construire un ecrit

Publié le 6 Novembre 2012

Que vous feuilletiez votre album familial, que vous projetiez le film des premiers pas de votre petit dernier ou que vous lanciez un projet en diaporama, le principe est identique : vous devez accrocher l'attention d'un auditoire.

Soyez généreux :

osez vous dévoiler un peu. Commencez par une anecdote ou une actualité qui vous touche, ou encore un commentaire sur ce qui touche votre public.

Soyez exigeant :

le document projeté doit être irréprochable (orthographe, présentation, défilement, résolution d'images, citation des sources). C'est le volet "sérieux".

Soyez bref :

les questions du public (si vous leur laissez une place) vous permettront de revenir aux points les plus intéressants. Cherchez à baliser, à donner des repères.

Soyez confiant :

le lien au public se tisse souvent d'idées de dernière minute, nées de la rencontre. Il faut pouvoir en profiter . C'est le volet "Humour".

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Rédigé par Ecriture plurielle

Publié dans #utiliser l'informatique, #construire un ecrit, #preparer son oral

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Publié le 3 Novembre 2012

Il existe deux catégories de mots : les mots clés qui traduisent les idées principales de votre intervention et l'enrobage qui donnent à votre interlocuteur les pistes indispensables à leur compréhension.

La prise de notes s'ingénie à sélectionner uniquement les premiers, puisque les seconds ne portent pas l'essentiel et pourraient s'appliquer à d'autres contextes. Il faut développer la conscience de ces caractéristiques propres à tout discours et s'entrainer à hiérarchiser ses pensées en ce sens.

Les mots parasites "ben", "euh", "là" qui tiennent lieu de supports par défaut doivent être éradiqués de force parce qu'ils renforcent l'implicite et le qui proquo, même soulignés par des regards évocateurs.

Français au bac : place aux conventions

Vous devez pouver que vous maîtrisez les notions élémentaires de l'explication littéraire.

"L'extrait choisi appartient à l'ouvrage ou au corpus ...
"L'auteur, témoin de tel siècle, a décidé de placer son récit à telle époque.
"L'écrivain fréquente tel milieu : dans son oeuvre, telle ville a une place de choix.
"Les personnages qui apparaissent ici sont ..."

Entretien d'embauche

Vous devez prouver que votre offre correspond à la demande :

  • Travaillez le profil de poste : trouvez les points communs, vos atouts (et vos faiblesses, que vous gardez sous le coude sans les mettre en avant)

  • Prenez conscience de votre parcours : qui êtes-vous ? D'où venez-vous ? Où allez-vous ? Toute rétrospective est un tremplin pour l'avenir.

  • Imaginez la rencontre et préparez quelques phrases (ce qui vous évitera un "brut de décoffrage fatal")

Ça fait une heure que je tourne ! Bonjour. Veuillez m'excuser pour ce retard indépendant de ma volonté.
De rien ! Je vous en prie.
Ben voilà, j'ai apporté les trucs que vous voulez ! Voici les documents nécessaires.
Euh, je veux travailler quoi ! Je suis disponible immédiatement.

Renforcer le "squelette" de son intervention, c'est lui donner un poids réel.

C'est à partir de la connaissance que l'on a de soi-même que l'on peut développer la fluidité de son discours.

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Rédigé par Ecriture plurielle

Publié dans #preparer son oral, #construire un ecrit

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Publié le 27 Octobre 2012

Qui souhaite écrire doit s'y préparer, comme l'artisan organise son espace de travail, comme l'acteur amorce son personnage, comme le commerçant arbore son sourire. Il faut :

  • revenir à soi, dans son espace intérieur
  • maîtriser ses pensées pour "attraper les idées"
  • savoir prendre du recul et changer de point de vue.

La vie elle-même nous apprend ses mouvements. On peut apprendre à las déclencher.

(SE METTRE en) CONDITION d'ÉCRITURE:

  1. L'attitude intérieure : on s'exprime en paroles ; on imprime ses mots. Celui qui compose s'inscrit dans une spirale de retour sur soi. La concentration est la condition sine qua non de toute composition (espaces fermé ou silencieux, ou au contraire, coin de table de café : peu importe. Chacun se retrouve en soi de la manière qui lui convient). La difficulté réside plutôt dans le fait que, soucieux du monde extérieur, on ne prend pas le temps de se connaître suffisamment. Mais c'est une autre histoire.

  2. La transcription des idées : le flou universel et mouvant des pensées qui trottent sans interruption doit être cadré, guidé, modelé, dans une intention précise. Écrire sa liste de courses ou rédiger un mémoire relèvent d'univers différents qu'il faut imaginer d'abord. Les pages blanches traduisent en fait l'absence de destination consciente. Ensuite, mais seulement ensuite, se pose la question technique de la correction orthographique, grammaticale, syntaxique ou stylistique, qui, constamment propulsée au premier plan, éclipse la vraie question de l'écriture. Pour preuve, les petits enfants (et ceux aussi qui apprenant une langue étrangère utilisent un nouvel alphabet tout neuf ) écrivent avant de savoir lire, comme aussi ils écoutent avant de savoir parler.

  3. Jeu de rôle "auteur-lecteur" : une fois les idées en place, c'est-à-dire, une fois que les mots ont piégé certaines pensées dans une forme prédeterminée, c'est le moment de se poser la question du code utilisé. Comment le lecteur, le destinataire, l'auditoire, le jury ou le spectateur va recevoir ce message ? Comment aller chercher en autrui une résonnance propre à faciliter la compréhension du texte écrit que l'on aura plus la chance d'expliquer, de développer et de modifier ? Comment prévoir les ambiguïtés, les obstacles, les pans d'ombres ? En devenant cet autre ! Il faut relire ! C'est alors qu'on endosse la personnalité et les préoccupations (imaginaires si inconnues) du récepteur potentiel. On se fait bête et obtus, on se décroche de soi-même et on adopte sur le texte un point de vue froid et clair, autrement dit : extérieur.

Le bruissement omniprésent des textes qui nous inondent quotidiennement donne l'illusion d'une spontanéité d'expression. Les mots écrits partout, depuis les lettres surdimensionnées des enseignes jusqu'aux modes d'emploi imprimés en miniatures sur les tubes dentifrice, imitent la spontanéité des paroles pour mieux s'inviter dans nos univers personnels. Les publicitaires comme les hommes politiques sont des prestidigitateurs : ils cisèlent de force toutes les pièces des expressions qui touchent juste, pour leur donner le lisse inoffensif et naturel des paroles courantes.

À votre tour de polir les mots.

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Rédigé par Ecriture plurielle

Publié dans #Construire un écrit

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