***cholie ?

Publié le 6 Septembre 2012

[À vous de deviner le mot caché sous ***]

Même si l'on sait qu'il ne faut pas se fier aux apparences, on aura vite fait de cataloguer visuellement la réalité. L'idée m'est venue à l'occasion d'un projet d'illustration : pourrais-je scanner un objet volumineux, à la manière des élèves passionnés de *** et blanc, qui s'amusent à photocopier leur main -dans le meilleur des cas- quand les documentalistes du cdi ont le dos tourné ?

La question qui vient immédiatement est celle du fonds, précédant la forme posée sur la vitre. Cette couleur indéfinissable manque cruellement d'intérêt en terme de réutilsation : c'est celle du dessus, qui se glisse hypocritement dessous au moment du jpeg.

Merci à Monika pour ses Oranges CosmiquesMerci à Monika pour ses Oranges CosmiquesMerci à Monika pour ses Oranges Cosmiques

Merci à Monika pour ses Oranges Cosmiques

Il me faut donc supprimer du scanner ce traître de capot qui dénature l'ombre et la lumière de ma future insertion graphique. De fait, je suppose que la machine enverra son éclairage sans espoir de retour, ce qui créera au moins un *** uniforme, même s'il n'a rien à voir avec la réalité. J'en serai quitte pour un aveuglement éclair, mais de là à la suppression d'espace, il n'y a qu'un pas.

Voilà qui donne à penser. En effet, si tout ce *** résulte d'une fuite électromagnétique, il s'extrapole aussi facilement à l'univers entier. Le cosmos, une fois décrit par cette absence visuelle, s'assimle au rien, alors que justement, c'est l'inverse, c'est-à-dire qu'il nous aveugle de lumière en liberté. Nos yeux ne voient jamais que les murs et les frontières et nous nous accomodons trop vite de cette approche simpliste pour donner au *** des définitions hexadécimalement nulles.

Le *** est l'aspect visuel des objets qui n'émettent ni ne reflètent aucune part du spectre de lumière visible. Même si le *** est parfois décrit comme achromatique, ou sans teinte, il peut en pratique être considéré comme une couleur, comme dans les expressions « chat ***» ou « peinture *** ».

En effet, si l'on considère la synthèse soustractive, le *** est obtenu par un mélange de pigments absorbant chacun une longueur d'onde, combinés de manière à toutes les absorber ; c'est bien une couleur obtenue par mélange. Néanmoins, si l'on considère la synthèse additive (superposition de faisceaux lumineux monochromatiques), le *** est au contraire une absence de couleur. Dans l'espace standard RVB (Rouge-Vert-Bleu), il a pour composantes (0, 0, 0).

On oppose ainsi le *** au blanc, puisque le blanc est constitué de l'ensemble des longueurs d'ondes visible. Lorsqu'on combine les trois couleurs primaires en proportions équivalentes dans la synthèse additive, on va ainsi du *** au blanc en passant par toutes les nuances de gris. Dans le langage courant, blanc et *** sont appelés des "non-couleurs".

le *** de Wikipedia

Ma dernière considération est une sorte de dommage collatéral : si l'univers baigne dans la lumière et que le *** est une espèce de malentendu, comment réussir à identifier des rayons autrement qu'en reconnaissant que nous sommes, chacun à notre porte, le centre du monde. Le soleil se couche de la manière exacte qui nous correspond individuellement : quelle leçon de tolérance !

Par conséquent, si tout devient ***, allons emprunter les yeux de notre voisin !

L'avis de Nicole Grasset (Avignon)
Pas d'accord
"Autrefois toutes les villes et les villages n'avaient pas la même heure (c'est avec l'arrivée de la SNCF que cela s'est normalisé) et suivant où vous habitiez vous n'entendiez pas la même heure sonner au clocher du village... Et chacun voyait ou entendait midi à sa porte." (29 décembre 2008)

L'avis de Alexandra Grasset (Saint Cyprien)
Pas d'accord sur le "à"
"L'horloge étant un luxe au XVIIe, la population regardait l'heure au clocher du village : au même moment, celui qui était en face voyait bien midi, celui qui était à droite voyait midi moins... celui de gauche voyait midi plus... Chacun étant persuadé de voir la "bonne heure"... voir midi DE sa porte est l'expression que j'ai toujours entendue (grand-mère institutrice d'origine paysanne - Pyrénées Orientales) peu de gens possédaient une horloge, a fortiori à leur porte. Cela traduit toujours le même sentiment d'avoir raison et de se refuser toute discussion, persuadé de la véracité de son affirmation." (17 décembre 2008)

Collégiale

L'arc en ciel occident

L'arc en ciel occident

Rédigé par Ecriture plurielle

Publié dans #fantaisies

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