fantaisies

Publié le 16 Juin 2014

"J'ai 27 bonbons dans mon sac. Je rencontre 4 amis. Si je veux partager également mes roudoudous, combien chacun pourra-t-il en obtenir ?"

Ceux qui n'ont pas la "bosse des maths" comme on dit, mélangent les 4 opérations de base et se retrouvent avec un résultat faramineux, digne des petits pains et des poissons de la colline apostolique. Addition, soustraction, Multiplication, division : c'est pourtant simple.

"Un peu de bon sens voyons ! s'entendent-ils répartir. Tu sais bien que quand on partage, on divise. La preuve, quand ta petite soeur et ton petit frère se partagent tes jouets, tu n'en as presque plus !"

Cette phrase est bel et bien la source du problème.

Fractale : la partie est le tout (et vice-versa)Fractale : la partie est le tout (et vice-versa)Fractale : la partie est le tout (et vice-versa)

Fractale : la partie est le tout (et vice-versa)

Le calcul au quotidien

Amateurs de choux, de carottes, de pommes et de scoubidous, vous avez été tenté d'ajouter toute une imagerie aux chiffres vécus comme froids et silencieux, voire obscurs et entêtés.

À partir de "3+8+5 = ?", vous imaginez 3 patates+ 8 petits pois +5 carottes = ? légumes

c'est à-dire une belle macédoine. Tout ça a l'avantage de tenir dans un grand sac, soit vos 16 légumes du marché, tous dans le même panier. Là, on peut corser l'affaire en décidant de partager les courses, entre plusieurs familles par exemple. Auquel cas, on répartit les emplettes dans plusieurs sacs, plus petits.

On se dépêche de modéliser le raisonnement grâce aux fameux problèmes de la primaire. C'est une vérité généralement admise, presqu'un absolu.

Si tu partages, tu en as moins pour toi.

Voilà un aphorisme un peu crispé qui ne laisse guère présager l'avènement de la solidarité entre les peuples.

Ainsi donc, le partage "réducteur" fonctionne pour :

 

  • les choses : les objets, les machines, les trucs, les bidules, etc.
  • l'argent : les euros, les cents, les roubles, les dinars;
  • l'espace, le terrain de foot, le siège de bus, la place de parking, le jardin potager.
  • le temps : les rendez-vous, les allocutions, les plannings.

Même si ces aspects sont vécus comme essentiels, ils ne représentent pourtant que l'émergence de notre vie. La part immergée de notre iceberg personnel fonctionne autrement, il faut le reconnaître. Je dirai même : en opposition diamétrale.

En-deça et au-delà des limites physiques et terrestres, le raisonnement mathématique ne fonctionne plus.

Couper le gâteau en 8, ça va encore... mais en 13, c'est très difficile. Quant à partager son amour, c'est impossible. Tout bonnement.Couper le gâteau en 8, ça va encore... mais en 13, c'est très difficile. Quant à partager son amour, c'est impossible. Tout bonnement.

Couper le gâteau en 8, ça va encore... mais en 13, c'est très difficile. Quant à partager son amour, c'est impossible. Tout bonnement.

Calculer le vivant, ça existe ?

"Eh ben dis donc, tu ne l'as pas calculée, elle doit bouillir à l'heure qu'il est !"

"Après ce qu'il m'a fait, je ne le calcule même plus"

Ou encore (depuis la colonisation Gps) : "En ce moment, je dois me recalculer."

Chaque rencontre humaine s'inscrit dans l'échange : prendre/donner, voir/montrer, s'exprimer/imprimer écouter, lancer/recevoir, inspirer/expirer. Ce qui est partagé se multiplie instantanément proportionnellent au nombre de présents.

Le partage "multiplicateur" fonctionne pour... les gens !

  • Les comportements: le sourire, le sérieux, la tristesse, le stress, les embrassades, etc.
  • Les émotions : peur, colère, joie, sérénité et tout ce que vous avez sur le coeur.
  • Les idées, d'où l'éventualité des "Think Tanks"

Avec ça, vous pouvez toujours essayer de diviser une personne. Aucune chance. On est on ou on est off. On/off.

Je vous accorde que les manifestations de ces phénomènes ne sont pas toujours absolument synchrones, ce qui brouille un peu les pistes. Mais tout de même.

Géométrie projective : les parallèles se croisent à l'infini.
Géométrie projective : les parallèles se croisent à l'infini.
Géométrie projective : les parallèles se croisent à l'infini.
Géométrie projective : les parallèles se croisent à l'infini.
Géométrie projective : les parallèles se croisent à l'infini.

Géométrie projective : les parallèles se croisent à l'infini.

La double puissance du partage

Si je tire les conséquences de mon raisonnement, je vois bien que cette double force est à mon entière discrétion.

Ainsi, je peux "objectiver" le plus possible ce qu'il faut diminuer et "humaniser" ce qu'il faut agrandir.

Par exemple, diffuser autour de soi ce qu'on veut recevoir.

Voulez-vous du temps ? Commencez par en donner. De l'abondance ? La clé, c'est l'investissement (tous les joueurs de Monopoly le savent, surtout ceux de la Rue de la Paix). De l'amour ? Rayonnez.

À l'inverse, et Descartes ne me contredira pas pour d'évidentes raisons, diviser la peine, déctiquer la tâche, écrire des listes, se détacher du superflu, se délester de tout ce qui nous pèse et nous encombre. Ce que prendront les autres ne sera plus à faire. Partager son chagrin, c'est déjà se demander quel petit bout peut s'abandonner aux oreilles attentives. Et de petit bout en petit bout, de petit pas en petit pas, on en fait du chemin !

La lenteur de l'escargot fait oublier qu'il glisse avec une grande efficacité.

La lenteur de l'escargot fait oublier qu'il glisse avec une grande efficacité.

Opérations de base dans la vie

L'addition
  • Accumuler des objets autour de soi, c'est soustraire le mouvement, multiplier les tâches et diviser l'espace.
  • Accepter l'aide de son prochain, c'est alléger le poids de la responsabilité, multiplier les itinéraires et réduire le temps exigé.
La soustraction
  • Écarter des solutions, c'est s'ajouter des contraintes, multiplier sa lassitude, diviser son enthousiasme.
  • Se débarrasser des choses devenues inutiles, c'est augmenter l'espace, s'ajouter de la liberté, répartir son attention au plus juste.
La multiplication
  • Multiplier les stratégies, les calculs et les manipulations pour s'approprier des choses, c'est se diviser soi-même, s'interdire de franches relations et accumuler des contraintes.
  • Multiplier les rencontres, c'est augmenter ses chances de bonheur, se soustraire aux angoisses et diviser ses difficultés.
La division
  • Économiser son énergie dans les relations aux autres, c'est se priver du sel de la vie, multiplier les barrières et s'ajouter un couvercle.
  • Partager ses sentiments, c'est se soustraire aux angoisses morbides, multiplier les solutions possibles, ajouter des couleurs à l'existence.

Peut-être que ceux qui n'ont pas la "bosse des maths" ont le sens de la vie, en réalité.

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Publié le 5 Octobre 2012

Se sentir en décalage.

Être étranger à soi-même.

Vivre au travers.

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Publié le 5 Octobre 2012

Tout est simple, tout est facile, tout est cohérent.

Tout est prédéterminé.

Tout ce qui pourrait dépasser, détoner, détonner, dérailler, est automatiquement massicoté. Ouf.

Tout ce qui pourrait donner une allure plus personnelle, échevelée, déjantée, fantaisiste, individuelle, créative, est automatiquement lissé, estompé, fondu dans la ligne. Ouf.

On ne risque pas l'impair, la bévue, la bavure, la faute de goût, le hic, le pas-de-côté, le malentendu, le quiproquo, le mal-dit, le bâclé, l'incompréhensible, l'ambigü, le contre-sens, le double sens.

Bref. Enfin, l'album à sens unique. On sait où on va.

C'est ça qui fait plaisir.

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Publié dans #fantaisies, #écrivain privé ou public, #livres

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Publié le 27 Septembre 2012

Protée : pour ou contre ?

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Publié le 6 Septembre 2012

/ En fabrication
Sfumato



Sur le plateau de « Sfumato », Rachid Ouramdane transpose le témoignage de ces « réfugiés climatiques », également nommés « éco-réfugiés », confrontés à la disparition et la dissolution de leurs territoires. Une expérience moderne d’exil et une poétique du souvenir formulée en collaboration avec l’auteure Sonia Chiambretto.



Rachid Ouramdane, propos recueillis en janvier 2012
« J’ai repensé à ce voyage au Vietnam que j’avais fait il y a quelques années pour Loin…. À ce village nommé Lai-Châu, en passe d’être enseveli par les eaux. J’ai repensé à ces habitants qui, quand on leur parlait de Lai-Châu, demandaient « lequel des deux ? » parce qu’une copie conforme du village était en train d’être construite ailleurs pour reloger les gens.

Alors, j’ai pensé à ce que ça signifiait de voir disparaître les choses, disparaître les gens, de partir et d’être séparé d’un amour.

J’ai pensé au film Welcome et à ce réfugié kurde qui veut traverser la Manche à la nage. J’ai pensé à Still life qui traite de ces régions du monde englouties sous les eaux et d’une histoire d’amour noyée dedans.

J’ai pensé aux réseaux mafieux et aux passeurs qui font miroiter aux exilés des lieux plus désirables, des « ailleurs » qui, bien souvent, ne sont que fumée. J’ai pensé, comme ça, à Singin’ in the rain et à la magie nouvelle. J’ai pensé à la façon, sur le plateau, de créer des mirages, de jouer des apparitions et des disparitions.

J’ai pensé à Maguy Marin qui a construit sa pièce Salves sur ce principe rythmique. À Ma chambre froide de Joël Pommerat et cette façon de virer vers le surnaturel, à Paradiso de Roméo Castelucci avec son décor « à la Tarkovski », animé par les reflets lumineux créé par un bassin d’eau et qui réussissait, je trouve, à évoquer des lieux troubles dont on sent qu’ils ont un jour été somptueux mais qui sont aujourd’hui tombés en déshérence. J’ai pensé à ce qu’a écrit Emmanuel Carrère sur le tsunami dans D’autres vies que la mienne et je me suis souvenu aussi qu’Aldo (Lee), qui était avec moi à Lai-Châu et vient de partir en Chine rencontrer des gens directement touchés par les bouleversements climatiques, était lui-même au Japon pendant le tsunami de 2011.

J’ai pensé que ce serait beau d’avoir une sorte de pluie tropicale pendant tout le spectacle.

J’ai pensé que ce serait vraiment compliqué d’avoir cette pluie.

J’ai pensé à Dominique Pitoiset qui a travaillé pour Le maître des marionnettes autour de cette tradition vietnamienne de la marionnette sur eau, où les figures peuvent disparaître dans l’élément. À cette noyade à laquelle j’ai échappé quand j’étais enfant et au fait d’avoir éprouvé physiquement le potentiel destructeur de l’eau. À un exercice de danse buto qui propose de se déplacer comme si le corps était plongé dans une piscine et qu’aucune onde ne devait troubler la surface.

J’ai pensé aussi à Northfork, un film assez mainstream sur une histoire d’inondation qui montre bien, cependant, les répercussions jusqu’au plus profond de l’intime.

Et puis à l’illusion. Pas à de grands tours de magie, mais aux façons plus sourdes de leurrer les gens.

Après, j’ai pensé à ce qu’il resterait de tout ce vrac à la fin. Des traces, sûrement.

Un mot que j’aime bien. »


Sonia Chiambretto, auteur, propos recueillis en janvier 2012

"J’ai pensé « oh la la ». Tout de suite, j’ai pensé à Ushuaïa. J’ai pensé qu’il fallait faire l’inverse. Je me suis demandé comment on allait faire pour lier ce sujet des réfugiés climatiques à l’intime. J’ai pensé qu’on ne devait pas voir l’aspect géopolitique. Pas trop. Qu’on devait être ailleurs, à côté.

J’ai pensé que, Rachid et moi, on aime beaucoup tous les deux les docu-fictions de
Chris Marker et la façon dont il travaille la voix en lien avec l’image. Et puis j’ai repensé au film de Jeff Nichols, «Take Shelter», qui s’ouvre sur un ciel très beau, très menaçant. J’ai pensé que c’était fou à quel point la catastrophe travaillait en ce moment le cinéma, américain notamment, et que ça avait produit quelques merveilles. Si on repense à
«Melancholia» de Lars von Trier…

Et puis, j’ai pensé, qu’il y avait Noé, quand même. J’ai pensé à ça parce que je suis tombée par hasard sur un très beau livre illustré d’Arthur Geisert, qui s’appelle «L’arche», et j’ai pensé qu’il y avait quand même cette histoire de la fuite et du bateau.

J’ai essayé de penser à l’eau mais je suis davantage attirée par l’air, par la tempête, parce que c’est très porteur pour rythmer un récit. Je pense que c’est tout à fait subjectif, bien sûr. Je pense évidemment à ce grand calme qui s’impose juste avant l’arrivée d’une catastrophe. Et puis, je me suis dit que l’on est déjà très encombré par l’eau, ne serait-ce avec toutes les scènes d’amour, dans les films hollywoodiens, qui se dénouent sous l’eau.

Quoi qu’il en soit, j’ai pensé, comme Rachid, que s’il devait y avoir de l’eau sur scène, il n’y en aurait pas dans le texte. Que le texte en question devait survenir au début ou à la fin de la pièce, mais certainement pas dans la voix des danseurs.

J’ai pensé à la chanteuse Nico, à un désert de glace, et à Philippe Garrel. Parce que j’ai un ami qui est écrivain et policier, à qui on a demandé de recenser tous les lieux en Île-de-France contenant de la glace, en cas de catastrophe. Du coup, j’ai repensé à cette surface blanche – un désert de sel en fait – sur laquelle marche Nico, avec un petit garçon et un cheval, dans un vieux film de Garrel. J’ai repensé à ce côté incantatoire, et à ce traitement, très inspirant, de l’errance et du blanc.

J’ai rencontré des gens, une Chinoise, un Tahitien, dont l’histoire est liée au recouvrement d’une terre. J’ai commencé à écrire des sortes de litanies à partir de leurs paroles. Et puis, je me suis dit que la question cruciale, c’était l’urbanisme et l’architecture, le mouvement de construction/destruction. Par exemple, j’ai vu un documentaire sur la Nouvelle-Zélande où l’on voit des villes reconstruites en container. J’ai pensé au son aussi, au son de la catastrophe, aux murs anti-bruits qui sont installés dans le métro.

Je repense à ce que je disais tout à l’heure à propos des films catastrophe. C’est pas du tout gratuit. Je pense, qu’en fait, le vrai thème, c’est la peur. Quand il fait chaud, on a peur, pareil quand il fait froid. Le climat, aujourd’hui, cristallise la grande question de l’effroi.»

Sfumato - Biennale de la Danse 2012

L'écho d'autrui en nous.

C'est toujours soi que l'on recherche.

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Publié le 6 Septembre 2012

[À vous de deviner le mot caché sous ***]

Même si l'on sait qu'il ne faut pas se fier aux apparences, on aura vite fait de cataloguer visuellement la réalité. L'idée m'est venue à l'occasion d'un projet d'illustration : pourrais-je scanner un objet volumineux, à la manière des élèves passionnés de *** et blanc, qui s'amusent à photocopier leur main -dans le meilleur des cas- quand les documentalistes du cdi ont le dos tourné ?

La question qui vient immédiatement est celle du fonds, précédant la forme posée sur la vitre. Cette couleur indéfinissable manque cruellement d'intérêt en terme de réutilsation : c'est celle du dessus, qui se glisse hypocritement dessous au moment du jpeg.

Merci à Monika pour ses Oranges CosmiquesMerci à Monika pour ses Oranges CosmiquesMerci à Monika pour ses Oranges Cosmiques

Merci à Monika pour ses Oranges Cosmiques

Il me faut donc supprimer du scanner ce traître de capot qui dénature l'ombre et la lumière de ma future insertion graphique. De fait, je suppose que la machine enverra son éclairage sans espoir de retour, ce qui créera au moins un *** uniforme, même s'il n'a rien à voir avec la réalité. J'en serai quitte pour un aveuglement éclair, mais de là à la suppression d'espace, il n'y a qu'un pas.

Voilà qui donne à penser. En effet, si tout ce *** résulte d'une fuite électromagnétique, il s'extrapole aussi facilement à l'univers entier. Le cosmos, une fois décrit par cette absence visuelle, s'assimle au rien, alors que justement, c'est l'inverse, c'est-à-dire qu'il nous aveugle de lumière en liberté. Nos yeux ne voient jamais que les murs et les frontières et nous nous accomodons trop vite de cette approche simpliste pour donner au *** des définitions hexadécimalement nulles.

Le *** est l'aspect visuel des objets qui n'émettent ni ne reflètent aucune part du spectre de lumière visible. Même si le *** est parfois décrit comme achromatique, ou sans teinte, il peut en pratique être considéré comme une couleur, comme dans les expressions « chat ***» ou « peinture *** ».

En effet, si l'on considère la synthèse soustractive, le *** est obtenu par un mélange de pigments absorbant chacun une longueur d'onde, combinés de manière à toutes les absorber ; c'est bien une couleur obtenue par mélange. Néanmoins, si l'on considère la synthèse additive (superposition de faisceaux lumineux monochromatiques), le *** est au contraire une absence de couleur. Dans l'espace standard RVB (Rouge-Vert-Bleu), il a pour composantes (0, 0, 0).

On oppose ainsi le *** au blanc, puisque le blanc est constitué de l'ensemble des longueurs d'ondes visible. Lorsqu'on combine les trois couleurs primaires en proportions équivalentes dans la synthèse additive, on va ainsi du *** au blanc en passant par toutes les nuances de gris. Dans le langage courant, blanc et *** sont appelés des "non-couleurs".

le *** de Wikipedia

Ma dernière considération est une sorte de dommage collatéral : si l'univers baigne dans la lumière et que le *** est une espèce de malentendu, comment réussir à identifier des rayons autrement qu'en reconnaissant que nous sommes, chacun à notre porte, le centre du monde. Le soleil se couche de la manière exacte qui nous correspond individuellement : quelle leçon de tolérance !

Par conséquent, si tout devient ***, allons emprunter les yeux de notre voisin !

L'avis de Nicole Grasset (Avignon)
Pas d'accord
"Autrefois toutes les villes et les villages n'avaient pas la même heure (c'est avec l'arrivée de la SNCF que cela s'est normalisé) et suivant où vous habitiez vous n'entendiez pas la même heure sonner au clocher du village... Et chacun voyait ou entendait midi à sa porte." (29 décembre 2008)

L'avis de Alexandra Grasset (Saint Cyprien)
Pas d'accord sur le "à"
"L'horloge étant un luxe au XVIIe, la population regardait l'heure au clocher du village : au même moment, celui qui était en face voyait bien midi, celui qui était à droite voyait midi moins... celui de gauche voyait midi plus... Chacun étant persuadé de voir la "bonne heure"... voir midi DE sa porte est l'expression que j'ai toujours entendue (grand-mère institutrice d'origine paysanne - Pyrénées Orientales) peu de gens possédaient une horloge, a fortiori à leur porte. Cela traduit toujours le même sentiment d'avoir raison et de se refuser toute discussion, persuadé de la véracité de son affirmation." (17 décembre 2008)

Collégiale

L'arc en ciel occident

L'arc en ciel occident

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Publié le 5 Septembre 2012

Ewan McGregor, Pierce Brosnan, Kim Cattrall  & Roman Polanski in The Ghost Writer extrait de : http://tarkowski.tumblr.com/post/28832521581/ewan-mcgregor-in-the-ghost-writer
Ewan McGregor, Pierce Brosnan, Kim Cattrall  & Roman Polanski in The Ghost Writer extrait de : http://tarkowski.tumblr.com/post/28832521581/ewan-mcgregor-in-the-ghost-writer
Ewan McGregor, Pierce Brosnan, Kim Cattrall  & Roman Polanski in The Ghost Writer extrait de : http://tarkowski.tumblr.com/post/28832521581/ewan-mcgregor-in-the-ghost-writer
Ewan McGregor, Pierce Brosnan, Kim Cattrall  & Roman Polanski in The Ghost Writer extrait de : http://tarkowski.tumblr.com/post/28832521581/ewan-mcgregor-in-the-ghost-writer
Ewan McGregor, Pierce Brosnan, Kim Cattrall  & Roman Polanski in The Ghost Writer extrait de : http://tarkowski.tumblr.com/post/28832521581/ewan-mcgregor-in-the-ghost-writer

Ewan McGregor, Pierce Brosnan, Kim Cattrall & Roman Polanski in The Ghost Writer extrait de : http://tarkowski.tumblr.com/post/28832521581/ewan-mcgregor-in-the-ghost-writer

Pour un écrivain public, la confidentialité et la confiance sont sœurs siamoises, et inscrites dans un double mouvement polaire, comme l'ombre et la lumière, ou encore donner et recevoir.

Les mots écrits sont le résultat de cette interaction, ils tombent comme des fruits mûris (normalement, à moins qu'un coup de stress n'ait secoué l'arbre, qui se met à semer ses prunes avant l'heure...) et détachés de la réalité. Le plus inavouable pour l'un sera lu distraitement par certains et ce que d'aucuns évoquent facilement peut paraître d'une audace étonnante à d'autres.

La publication ou l'édition s'accommodent de cet état de fait et je persiste à croire que l'espace à protéger est celui du non-dit, de l'intervalle, de l'entre-mondes et que l'auteur a le droit de se réfugier dans le silence. L'écriture est une parade à la broderie des fausses vérités et vrais mensonges, à la justification de gestes, à l'explication de textes et à la concrétion des êtres. Et je peux affirmer dans le même mouvement qu'écrire est un tremplin pour une broderie de véritables fantaisies et de chatoyantes inventions, pour une justification du destin, pour une explication de hasards et de coïncidences et pour une recherche d'autres dimensions de l'être.

Dans un livre, l'auteur jette ses mots à tous vents, mais en même temps, il garde par devers lui, ses plus intimes secrets, libérés des casseroles des apparences sociales qui viennent d'être emportés par Notos, Zéphyr, Borée ou Euros, selon les cas . Au fil des conversations, en vis-vis, une étincelle parfois s'échappe et on perçoit -et par conséquent on partage- un indicible éclair. Le voilà, le secret qui lie l'auteur et son ghost writer.

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Publié le 3 Septembre 2012

En atelier d'écriture,

(et je remercie D. Pennac d'avoir ouvert la voie avec les droits imprescriptibles du lecteur, énoncés à la fin de Comme un roman)

Vous avez le droit :

  • de ne rien écrire

  • d'écrire autre chose ou n'importe quoi

  • d'offrir vos écrits, de les publier, de les partager

  • de réserver vos écrits à la personne de votre choix

  • d'écrire des mots que vous avez déjà lus ou entendus quelque part

  • d'écrire en langage SMS, en sténo, en soignant l'orthographe

  • de calligraphier votre texte, ou de le gribouiller

  • de vous prendre pour le prochain Prix Goncourt

  • de vous inspirer de tout ce qui vous entoure

  • de garder le secret

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Publié le 3 Septembre 2012

(Correcteur &) professeur

(Spectateur & ) metteur en scène

(Mélomane &) peintre

(Auditeur & ) interprète

(Mister Hyde &) Docteur Jekyll

(Pilote &) mécanicien

(Convive &) cuisinier

(Lecteur &) auteur

En chacun de nous coexistent celui qui regarde et celui qui fabrique. L'un sans l'autre ne peut vivre mais l'équilibre est nécessaire. Imaginez que nos mains travaillent sans arrêt, que nous soyons emportés par une activité exponentielle, comme les "balais" de l'apprenti sorcier ou alors, à l'inverse, que notre posture de "contrôleur du travail déjà fait" nous raidisse au point de refuser tout inconnu, tout risque, tout inachevé. Imaginez que l'on se réfugie dans une approche matérielle, efficace et productive, sans aucun repère autre que chronologique ou alors, a contrario, que l'on refuse de mettre la main à la pâte en émettant constamment de froides théories "surélevées". Imaginez qu'on refuse de voir tout ce qui n'est pas soi -ou issu de soi-, qu'on se donne des œillères sous prétexte de tolérance, qu'on refuse les mots qui observent et décrivent, ou alors à l'inverse, qu'on en rajoute jusqu'à les vider de leur sens, empilant les règles contradictoires, accumulant les conseils clavardés, dénaturant les faits dans une fumée théorisante. La vie deviendrait impossible.

L'idéal réside donc dans l'intervalle entre ces deux extrèmes : agir et réfléchir, le mouvement de l'un à l'autre, l'oscillation constante. C'est dans l'émotion, plaisir de faire et satisfaction d'apprécier, qu'est la clé de la liberté.

http://www.latelierdesparents.fr/pages_html/livres2.html
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Publié le 1 Septembre 2012

  • "T'es toute verte sur ta photo : on dirait que tu vas vomir !"

  • "C'est drôle, ici, tu as vraiment l'air d'un écrivain."

  • "Je ne vous reconnais pas du tout."

  • "J'aime bien la photo, mais il faut reconnaître que tu n'es pas à ton avantage."

  • "Quel air sévère ! On dirait que rien ne va passer."

  • "Tu pourrais peut-être esquisser un petit sourire quand même"

  • "Turquoise, c'est glacial. Violet, c'est encore pire."

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